PRESSE

Les thèmes sont vifs et incisifs, prétextes-cadres à des improvisations trépidantes et funky que stimule une main gauche haletante. Il faudrait y reconnaître l'influence de Brad Mehldau et de Kenny Werner qui ne saute pas aux yeux, mais ça joue intensément. Belle reprise de Dolphin Dance. Nos lecteurs du Poitou-Charentes ne devraient pas manquer cet excellent trio résident.

Jazzman 2013

"Accordéoniste chaleureusement accueilli dans ces colonnes, Marc Leseyeux officie pour la première fois en qualité de pianiste, habile de ses dix doigts, maîtrisant ses renversements d'accords. Trio de piano bien de chez nous, celui de Marc Leseyeux fait montre d'une application forçant le respect. Guillaume Souriau et Antoine David profitent d'une remarquable prise de son pour adopter le rythme de croisière du pianiste, sur des titres maison aussi évocateurs que "No Stress" ou "Berceuse".

Jazzhot 2007

Marc Leseyeux apporte une pierre de plus à la réhabilitation de l'accordéon, à la réaffirmation que cet instrument n'appartient pas qu'au passé. Il a clairement son univers: compositeur de tous les morceaux, à deux exceptions près, on retrouve parfois sous ses doigts le caractère chantant et lumineux de l'instrument ("La Capricieuse", "Swinguette", "Valse à frissons"), ce musette qui fait partie de l'inconscient collectif français, et les percussions parfois latinisantes donnent un côté presque dansant ("Ladies in Mercedes") mais l'univers de Leseyeux est essentiellement urbain, un peu sombre et dur, parfois mélancolique. Son style, qui frôle parfois le jazz-fusion, est très bien servi par Bruno Bellemin (g) dont le discours, toujours intéressant, et le beau son profond et aérien ("Ellipse") apportent une deuxième voie plus légère, poétique. Les autres musiciens sont à l'unisson pour ce disque personnel et fait avec coeur.

Jazzhot 2005

Voici un beau disque d'accordéon-jazz d'un jeune musicien qui sait ce que signifie le mot swing. C'est tellement rare de nos jours où, dans certaines écoles, on ignore même jusqu'à la différence entre groover et swinguer, que cela mérite d'être signalé. Avec deux titres de grands jazzmen, sortant de la production courante, un Horace Silver ("Safari") et un Steve Swallow ("Ladies in Mercedes"), l'accordéoniste Marc Leseyeux a choisi d'encadrer ses propres compositions montre qu'il sait choisir son répertoire. Cette connaissance du jazz, il la montre aussi en se faisant accompagner d'une très belle section rythmique, sonnant tout à fait jazz, et par un guitariste à la René Thomas, Bruno Bellemin, qui allie élégance du jeu et bon goût. Quand aux neuf compositions de Marc Leseyeux, elles sont toujours sensibles, quel que soit le rythme (...). Les racines du musette ne sont pas oubliées dans ce CD qui fait penser, par moments, à ce que faisait jadis le grand Tatave, Gus Viseur. Ca débute pas mal, non ?

Jazzhot 2005